Un monument de la littérature française

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Le Roman de Tristan en prose, qu’on appellera ici plus sobrement Tristan, est un phénomène de littérature colossal, un monument, une Iliade des chevaliers, l’ultime flamboiement – d’une clarté tragique – de l’idéal chevaleresque. Un roman de l’épuisement de la matière littéraire médiévale, qui l’essore jusqu’à ce qu’il en ait exprimé l’ultime goutte. Il vaut la peine de pouvoir être lu, à ce seul titre.

Mais surtout il se prête, comme il est d’action, à une lecture rapide. Sa force purement divertissante est intacte, et c’est cette « enfance de l’art » qui nous a convaincu de publier ce vaste roman. Chaque tome sera préfacé par un écrivain contemporain. La diversité des préfaciers ayant pour objet de montrer la variété des publics susceptibles d’être touché par cette œuvre monumentale.

Le premier tome est préfacé par Mika Biermann : «Ce Tristan a besoin d’une préface comme un poisson rouge d’un tapis persan. Il est d’une santé robuste et n’a pas besoin d’une paire de béquilles. C’est un chevalier, pas un mendiant. Bon prince, il acceptera toutefois ces quelques mots pour l’accompagner.» Lire la préface de Mika Biermann

Le deuxième tome, par Sophie Divry : «Vous allez lire ce qui a rendu fou Don Quichotte» Lire la préface de Sophie Divry

Le troisième, par Pierre Senges : «À l’heure où vous lisez ces lignes, n’en doutez pas, ­Tristan cavale encore – partout à la fois, à Logre en compagnie du roi Arthur, en Cornouaille dans le château du roi Marc, en forêt à la recherche d’Iseult la Blonde, ailleurs encore pour y aimer Iseult aux Blanches Mains. Voilà une si longue histoire, il est difficile d’en repérer le début, on ne s’étonne pas de ne jamais en voir la fin, tout son charme, toute son énergie, sa fougue, son mystère, sa force jusqu’ici invaincue et son pouvoir de fascination reposent sur cette faculté de ne jamais s’interrompre – et si parfois le récit fait une pause, c’est pour mieux ménager le suspens : il repart aussitôt après.»Lire la préface de Pierre Senges

Le quatrième, par Nathalie Koble : «Il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous, disait Paul Éluard. Laissons-nous perdre, laissons-nous aller sur ces chemins de forêts qui jouent aux échecs avec la mort en dépliant sous nos yeux plusieurs figures du possible, et l’art de prendre au sérieux l’aventure et ses traverses.» Lire la préface de Nathalie Koble.