mercredi 4 mai 2016

L'île de Spinalonga et le centre antilépreux

À la fin du XIXe siècle, le lieu est habité presque exclusivement par des "Turco-Crétois", Crétois convertis à l'Islam lors de l'occupation ottomane. Entre 1900 et 1904, date de l'entrée de lépreux sur l'île, ils quittent peu à peu leur cité.

Aux avantages pécuniaires d’un lieu qui ne nécessitait aucun aménagement – les lépreux occuperaient les habitations des anciens propriétaires –, s’ajoute un choix politique. Même si le fort ne présente plus aucun intérêt militaire, le gouvernement crétois ne voit pas d’un bon œil cette concentration ottomane dans Spinalonga. Jouant sur le sentiment nationaliste, il va, par sa décision, réussir une double opération : expulser ces intrus pour le plus grand profit de la population régionale et loger à bon compte les lépreux des meskiniès. (AA, p. 405)

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mercredi 9 mars 2016

Epaminondas Remoundakis, Crétois

Au milieu de la côte sud de cette province de Sitia, à une demi-heure de la mer, perché sur une colline, se trouve le village d’Agia Triada. Il fait face à la mer de Libye et, sur sa droite, s’étendent des terres en friche nommées Karkalès, aujourd’hui transformées en champs d’oliviers. Ici, chaque pierre, chaque poignée de terre a son histoire… (VM, p. 13)

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samedi 5 mars 2016

D’Agia Varvara à Spinalonga

En 1935, Epaminondas Remoundakis est enfermé à la léproserie d'Athènes, Agia Varvara. Les installations militaires qui y ont été construites dans les années 1920 sont utilisées comme habitations pour les malades jusqu'en 1975.

Les lépreux de Crète sont enfermés sur l'île de Spinalonga jusque dans les années 1920, et ceux de toute la Grèce jusqu'à la fermeture du centre en 1957. L’ambivalence des positions face à Spinalonga est permanente : si les couples choisissent de rejoindre l’île (où ils peuvent vivre ensemble), le lieu demeure pour ceux qui ne l’ont pas choisi un lieu maudit, et un déplacement forcé est alors justement vécu comme une tragédie.

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