Les enluminures - tome 2

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Joutes, tournois et complots sont au programme du tome 2, La Table Ronde, et de ses enluminures.

Feuillet 149 - L’exil

Nous voici au début de l'épisode 2 saison 2 : L’exil. Écoutez-le ici !

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Il ne voulait pas que les Cornouaillais voient les larmes qui coulaient abondamment de ses yeux ; aussi pensa-t-il qu’il partirait de Tintaïol muni de toutes ses armes, le heaume sur la tête, afin que nul ne puisse connaître l’expression de son visage. C’est pourquoi il se fait armer avant de quitter la chambre qu’il avait occupée douze jours entiers. Une fois équipé, il se rend au palais, le heaume sur la tête et l’épée au côté. Nul qui le voyait ne pouvait douter qu’il avait bien la contenance d’un chevalier. Et quand messire Tristan était muni de ses armes, il était si beau que l’on ne pouvait trouver à cette époque un homme plus magnifique que lui de par le monde.

Feuillet 152 et 156 - Les trente chevaliers

Nous sommes maintenant au cœur de l'épisode 3 saison 2 : Le piège. À écouter par là !

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Quand messire Tristan aperçoit les chevaliers, il s’arrête immédiatement dans la vallée puis les montre à Dinadan.
« Dinadan, fait-il, nous verrons ce dont vous êtes capable. Sachez bien que si vous agissez lâchement, je vous tuerai de mes mains.
— Devant Dieu, Tristan, réplique Dinadan, ce que vous me dites est étonnant. Que Dieu vous garde, pourquoi me menacez-vous ainsi ? Dieu m’est témoin, je crois et je suis sûr que lorsque vous quitterez ces lieux, il vous sera difficile de me nuire. Concentrez-vous sur vos coups si vous voulez mener à bien une action si importante. »

Feuillet 165 - Keux le Sénéchal et Sagremor le Farouche

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Messire Tristan, qui n’entend pas bien ces paroles, éperonne son cheval, s’élance vers Keux et le frappe si violemment dans sa course que ce dernier n’a ni la force ni la capacité de tenir en selle. Il vole des arçons à terre très cruellement, si étourdi et si étonné qu’il ne sait si c’est le jour ou la nuit.

Feuillet 174 - Palamède, ennemi de Perside et de Tristan

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Palamède se retourne et aperçoit l’écu de Perside. Dès qu’il le voit, il le reconnaît. Il se dit :
« Voici venir Perside. C’est lui, sans doute. Il ne me veut nul bien et moi non plus. Et je veux le lui montrer instamment. » Il prend alors une grosse lance, se tourne vers lui et dit à un écuyer qui était devant lui :
« Va auprès de ce chevalier, qui porte l’écu vert tout neuf avec un lion d’or rampant, et dis-lui que s’il veut jouter, je suis fin prêt. »

Feuillet 182 - La bannière du roi Ban

Nous arrivons au tournant de ce deuxième tome et à l’épisode 4 saison 2 : Le tournoi. C'est par ici qu'on s'affronte !

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Après avoir brisé sa lance, messire Tristan n’attend pas. Il saisit son épée, avec laquelle il avait déjà donné maints coups puissants et avec laquelle il en donnera plus encore. Il se retourne et voit la bannière du roi Ban de Benoïc que Bliobéris de Gaunes portait. Et sachez que cette bannière était si redoutée que partout où elle tournoyait, les ennemis prenaient peur.

Feuillet 189 - Joute contre Palamède

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Ils se ruent l’un sur l’autre sans plus tarder. Quand vient le temps de baisser les lances et de se rejoindre, messire Tristan, qui dans l’urgence était très fort et valeureux, frappe Palamède avec une telle puissance qu’il lui fait vider les arçons, bon gré, mal gré, et le porte à terre très cruellement. Mais à part la chute, il ne lui fait aucun mal.

Feuillet 191 - Le roi Arthur

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Le roi Arthur en personne combattait si bien : c’était merveille.

Feuillet 196 - Le serment

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Lancelot répond :
« Je fais le vœu, devant vous et devant tous ceux qui sont ici, que je partirai demain matin tôt pour chercher le chevalier. Et je le chercherai pendant au moins un an et un jour, comme tout chevalier errant qui doit mener à bien sa quête. »

Feuillet 206 - Ivain aux Blanches Mains

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Selon le conte, messire Ivain aux Blanches Mains demeura trois jours pleins à la cour du roi Marc. Il pensait parcourir le royaume de Cornouaille afin d’apprendre, s’il le pouvait, des nouvelles de monseigneur Tristan.

Feuillet 220 - Le bouclier de Morgane

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Morgane le délivre alors, le fait venir au palais puis lui dit :
« Messire Tristan, puisque vous allez à ce tournoi, je vous prie et je vous demande, sur la foi que vous devez à la chose que vous aimez le plus au monde, de porter un de mes écus et de n’en porter aucun autre tant qu’il pourra durer.
— Ma dame, fait messire Tristan, vous m’avez tant prié que je le ferai. »

Feuillet 223 - Le bouclier de Morgane, scène 2

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Tristan chevauche toujours le plus secrètement qu’il peut et arrive à l’entrée de la forêt. Il trouve alors le roi Arthur sur son chemin, qui s’avance vers lui et lui dit sans le saluer :
« Qui êtes-vous, sire chevalier ?
— Beau sire, répond messire Tristan, je suis un chevalier étranger.
— Et quel est votre nom ? interroge le roi.
— Beau sire, fait messire Tristan, vous ne pouvez le savoir car je ne le dirai ni à vous, ni à personne à moins qu’on ne m’y oblige par la force.
— Et qui vous donna l’écu que vous portez ? demande le roi. Dites-le-moi, que Dieu vous bénisse.
— Beau sire, fait messire Tristan, je vous le dirai volontiers puisque vous voulez le savoir. Apprenez que Morgane, la sœur du roi Arthur, me le confia et me pria ardemment de le porter à ce tournoi. C’est pour elle que je l’ai porté. Il me semble que j’ai bien respecté la promesse que je lui fis. J’abandonnerai cet écu quand il me plaira et j’en prendrai un autre ; celui-là ne me plaît guère car il me paraît bien trop étrange.
— Dites-moi, demande le roi, connaissez-vous le sens de ces peintures ?
— Devant Dieu, sire, non. Je ne le connais pas et cependant je l’ai demandé avec insistance à Morgane. Mais elle ne voulut rien me dire. Sachez-le.
— Et comment connaissez-vous cette Morgane ? poursuit le roi.
— Sire, répond-il, je ne la connais pas. J’ai seulement dormi une nuit dans sa demeure et j’en suis parti il n’y a pas encore huit jours.
— Comment ! s’étonne le roi. Vous portez des armes singulières et vous n’en savez pas le sens !
— C’est ainsi, sire. Et je les portai contre mon gré. Mais je le fis sur la prière de ma dame Morgane.
— Dites-moi votre nom, fait le roi. Et ne me le cachez pas. Il convient que je le sache.
— Sire, fait messire Tristan, vous ne pouvez pas le savoir.
— Je vous en prie, insiste le roi. Et si vous ne voulez rien faire malgré mes prières, par ma foi, vous voilà contraint de vous battre !

Feuillet 230 - Tristan et Lancelot

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Pourquoi vous faire un long conte ? Les chevaliers se précipitent l’un vers l’autre en éperonnant leurs chevaux. Et quand vient le moment de baisser leurs lances, ils se rejoignent si rudement et se heurtent si violemment qu’ils se portent tous deux à terre, les chevaux par-dessus.

Feuillet 233 - La Table Ronde

Et voici la dernière enluminure du tome 2, illustrant également le dernier épisode de la saison 2 : La Table Ronde

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Le conte dit que ce jour-là, les hommes de qualité de la cour du roi Arthur reçurent monseigneur Tristan en leur compagnie. Et ils lui accordèrent l’honneur de la Table Ronde si l’aventure voulait l’aider.